Quand je parle d’une France libérale, on me répond parfois comme si je proposais de supprimer la solidarité ou de laisser chacun se débrouiller face à tous les risques. Ce n’est pas mon projet. Je veux une société où l’on puisse davantage décider de sa vie, vivre de son travail et construire son patrimoine, avec une protection pour ceux qui en ont réellement besoin.
Un État qui choisit ses priorités
L’État ne peut pas tout faire avec la même efficacité. Je souhaite qu’il concentre ses moyens sur la justice, la sécurité, la défense et les missions essentielles, plutôt que d’accumuler les interventions et les dispositifs.
Réduire la dépense publique demande donc de préciser ce que l’on transforme. Supprimer un budget sans changer les obligations qui l’ont créé peut simplement dégrader le service. Il faut commencer par les règles, l’organisation et les responsabilités.
Mon propos est une direction politique. Une réforme complète exige ensuite un chiffrage détaillé, un calendrier et des choix démocratiques. Une économie annoncée ne devient pas réelle parce qu’on l’a écrite dans un programme.
Le travail doit permettre de gagner en autonomie
Je veux qu’une baisse durable des dépenses permette de réduire les prélèvements qui pèsent sur le travail et la production. Baisser les impôts en laissant toutes les dépenses intactes, c’est risquer de déplacer le financement vers la dette.
L’objectif est concret : davantage de revenu disponible, plus de possibilités d’embaucher et d’investir, moins de temps consacré à comprendre des règles qui changent sans cesse. Cela suppose aussi de réexaminer les aides et les subventions, y compris celles dont bénéficient les entreprises.
On ne peut pas défendre la liberté économique seulement quand il s’agit des contraintes, puis réclamer une protection publique permanente contre la concurrence.
Réformer la protection sociale sans abandonner les plus fragiles
Pour les retraites, je défends une place accrue de la capitalisation aux côtés d’un socle de solidarité. La transition doit préserver les pensions à financer et éviter d’écraser les actifs sous une double charge.
En matière de santé, mon principe est de garantir une protection contre les risques graves tout en discutant plus librement de l’organisation et de la place des différents acteurs. L’accès aux soins doit rester un objectif central. Changer le financement ne suffit pas à créer des soignants ou des rendez-vous.
Pour l’emploi, je préfère une aide qui accompagne le retour à l’activité à un empilement de dispositifs difficiles à comprendre. La responsabilité individuelle demande des possibilités réelles d’agir.
Sortir de la dépendance dans le logement
Une France plus libre doit permettre de construire, rénover, louer et acheter plus facilement. Les aides à la demande ne suffisent pas lorsque l’offre reste bloquée. Je veux aussi faciliter l’accès à la propriété, notamment lorsque des locataires du parc social souhaitent acheter dans des conditions adaptées.
Le logement social doit rester un filet de sécurité. Notre ambition collective peut aller plus loin que l’attribution d’une place dans une file d’attente.
Ce changement aurait des coûts de transition et demanderait d’accompagner les personnes concernées, y compris dans l’administration. Je ne prétends pas que tout le monde gagnerait immédiatement à chaque mesure. Je défends une trajectoire : moins de dépendance aux décisions politiques, davantage de travail, de responsabilité et de liberté. Devenons propriétaires de nos vies.






















