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Crise du logement : je veux réduire la file d’attente

Immeubles d’habitation à Paris
Photo : Wyatt Simpson / Unsplash · Licence Unsplash. Cadrage adapté.

Les responsables politiques décrivent très bien la crise du logement. Les difficultés pour louer, les démarches, les familles qui attendent, les jeunes qui renoncent à acheter. Très bien. Mais on fait quoi ? C’est la question que je pose dans ma revue de presse, notamment face au discours de Marine Le Pen sur le logement social.

Changer l’ordre dans la file ne crée pas un logement

Faire de la nationalité un critère prioritaire d’attribution est une réponse politique à la répartition des logements disponibles. Mais cela ne résout pas, à lui seul, le manque d’offre. Lorsque plusieurs ménages cherchent un toit et qu’il n’y en a pas assez, déplacer les priorités laisse une partie du problème intacte.

Mon ambition est différente : je veux que l’on réduise la file d’attente en permettant de produire et de remettre sur le marché davantage de logements. Il faut discuter de l’attribution, mais aussi des conditions qui rendent cette attente si longue.

Le logement social doit protéger ceux qui en ont besoin. Il ne devrait pas devenir l’horizon indépassable de tous ceux qui travaillent sans parvenir à se loger autrement.

Construire, rénover et transformer plus facilement

Nous devons examiner les contraintes qui bloquent des projets sans apporter de protection proportionnée. Construire là où les besoins sont réels, rénover un bien, transformer des locaux ou diviser un logement peut augmenter l’offre, à condition que les projets restent sûrs et adaptés à leur environnement.

Je ne propose pas de supprimer la sécurité des bâtiments ou d’ignorer le voisinage. Je propose de demander à chaque règle ce qu’elle protège, ce qu’elle coûte et si une solution plus simple existe.

Il faut également de la stabilité pour ceux qui louent. Un propriétaire engage son argent sur plusieurs années. Une réglementation imprévisible peut le dissuader de proposer son bien, sans rendre service au futur locataire.

Vivre de son travail pour accéder à la propriété

L’offre n’est qu’une partie du sujet. Je veux aussi que les Français puissent garder davantage du revenu de leur travail. Pour baisser durablement les prélèvements, il faut revoir les dépenses qui les financent.

C’est ce lien qui m’intéresse dans l’approche de David Lisnard : simplifier les règles, réduire la bureaucratie qu’elles nécessitent et dégager des marges pour les missions utiles comme pour les contribuables. Ce n’est pas une raison de promettre que toutes les économies seront instantanées. La méthode et le calendrier comptent.

Faciliter l’achat pour les locataires du parc social qui le souhaitent participe aussi de cette logique, sous des conditions à définir. Je veux que la protection puisse devenir une étape vers l’autonomie.

Sortir de la politique du constat

Dans cette revue de presse, je critique aussi les responsables qui reviennent dénoncer les difficultés après avoir exercé le pouvoir. Mon exigence est la même pour chacun : au-delà des discours sur le rassemblement ou le pouvoir d’achat, quel mécanisme voulez-vous changer ?

Une politique du logement réussie ne se mesure pas seulement au nombre d’aides annoncées. Elle se mesure aux possibilités concrètes de louer, d’acheter et de construire sa vie. Mon objectif, c’est que davantage de Français puissent devenir propriétaires de leur logement et de leur avenir.

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La lettre d’Antoine Gehant · Chaque semaine

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