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Javier Milei a-t-il éradiqué le socialisme argentin ?

Javier Milei à la tribune lors de VIVA 24, le 19 mai 2024.
Javier Milei lors de VIVA 24, le 19 mai 2024. Photo : Vox España / Daniel Gimenez Sabiote / Wikimedia Commons · CC0 1.0. Cadrage adapté.

Je vais être clair : ce que je soutiens chez Javier Milei, c’est sa volonté de casser la dépendance à l’État. Face à Darius Rochebin, sur LCI le 21 septembre 2026, il assume son adversaire : « Le socialisme, c’est le mal absolu. » Et il insiste : « On ne négocie pas avec le mal. » L’entretien donne le ton.

Sa radicalité choque. Moi, ce qui me choque, c’est de demander toujours plus à ceux qui travaillent pour entretenir un système dont on refuse de discuter les résultats. Je veux que l’on puisse vivre de son travail, investir et construire son patrimoine. Milei porte ce combat sans s’excuser.

La tronçonneuse rend le choix politique clair

Avec son « Afuera » et sa tronçonneuse, Milei dit ce qu’il veut supprimer : des ministères, des dépenses, des contraintes. On sait ce qu’il propose. On peut ensuite lui demander des comptes. Voilà une responsabilité politique que je veux retrouver en France.

Il mène aussi une bataille culturelle : remettre le travail, l’entrepreneur et la propriété au centre du débat. Je partage cette conviction. Celui qui produit de la richesse n’a pas à demander pardon pour sa réussite. Avant de chercher un nouvel impôt, demandons à l’État ce qu’il fait de l’argent qu’il prélève déjà.

Je critique souvent ce mécanisme : une règle bloque, une aide compense, une administration contrôle, puis il faut financer le tout. Je veux que l’on arrête d’entretenir cette dépendance. Libérer les personnes, c’est leur rendre les moyens d’agir.

Les résultats comptent plus que les indignations

Une tronçonneuse sur scène ne suffit pas. Très bien. Mais on fait quoi ? Milei a engagé des réformes budgétaires et une déréglementation. Regardons les résultats.

L’inflation mensuelle est passée de 25,5 % en décembre 2023 à 1,7 % en août 2026, selon l’INDEC. Les prix augmentent encore : 33,5 % sur un an. Mais ralentir cette destruction du pouvoir d’achat change la vie de ceux qui n’ont que leur salaire.

En 2025, le secteur public national affiche un excédent de 0,2 % du PIB après intérêts, selon le gouvernement. Le PIB a progressé de 4,4 %, après −1,3 % en 2024, selon l’INDEC.

La pauvreté est d’abord montée de 41,7 % fin 2023 à 52,9 % au premier semestre 2024, puis redescendue à 28,2 % au second semestre 2025, dans les 31 agglomérations étudiées par l’INDEC. Le choc initial a été brutal. Mais ceux qui l’ont dénoncé doivent aussi regarder le recul qui a suivi. Je juge une politique sur ce qu’elle permet aux gens de reconstruire, pas sur la générosité de ses slogans.

Défendre la liberté au-delà de ses frontières

Milei assume ses alliances avec les États-Unis et Israël, défend Trump et soutient l’Ukraine face à l’invasion russe. Il attaque aussi l’étatisme et la surréglementation européens. Il veut porter le combat libéral à l’international. Je préfère cette ambition à la résignation devant notre déclin.

Il défend pourtant les échanges avec la Chine. Sur ce point, je le rejoins : les entreprises et les consommateurs doivent pouvoir choisir leurs partenaires. Une proximité politique ne justifie pas toutes les décisions d’un allié. Mon critère reste la liberté, y compris quand elle dérange notre propre camp.

En France aussi, je veux changer de modèle

Milei n’a pas fait disparaître le socialisme argentin. Il s’attaque à ses mécanismes. C’est cette volonté de rupture qui m’intéresse : quelles dépenses supprime-t-on ? Quelles règles retire-t-on ? Quelle liberté rend-on à ceux qui travaillent ?

Je refuse une droite qui promet moins d’impôts tout en conservant toutes les dépenses. Emprunter la différence, c’est reporter la facture sur nos enfants. Je veux un État recentré sur ses missions essentielles, une protection pour les plus fragiles et davantage d’autonomie pour chacun. C’est le modèle libéral que je défends, et le sens de mon engagement pour David Lisnard.

Comme père de deux enfants, je veux qu’ils puissent construire ici, travailler et devenir propriétaires. Le courage politique, c’est choisir ce que l’État cessera de faire pour que nous puissions enfin construire notre avenir.

Devenons propriétaires de nos vies.

L’entretien intégral sur LCI

Javier Milei face à Darius Rochebin, le 21 septembre 2026.

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